jeudi 8 décembre 2016

« Perturbateurs endocriniens : le bisphénol A retrouvé chez 70% des femmes enceintes »article du Parisien



Le Parisien fait savoir que « Santé Publique France publie une étude sur l'exposition de 4.145 femmes enceintes aux polluants organiques ayant accouché en 2011 en France métropolitaine ». Le journal précise que « les polluants organiques mesurés dans l'étude sont le bisphénol A [BPA], les phtalates, les pesticides et certains polluants organiques persistants (POP) ».
Le quotidien rappelle en effet que « l'exposition prénatale à ces polluants, pointée du doigt par de nombreuses études, est soupçonnée d'avoir des répercussions sur la grossesse avec des risques de prématurité, de malformations congénitales ou une diminution du poids de naissance ainsi que sur le développement et la santé ultérieure de l'enfant : atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel et augmentation du risque de cancers ».
Le Parisien note donc que « certains polluants organiques, dont des perturbateurs endocriniens, ont été retrouvés […] chez près de la totalité des femmes enceintes participant à l'étude au moment de leur accouchement ».
Santé Publique France souligne que « les concentrations mesurées sont néanmoins légèrement inférieures à celles observées dans les études antérieures ».
Le journal indique que « le BPA a été mesuré chez plus de 70% des femmes, "confirmant ainsi l'omniprésence de cette substance dans l'environnement". Les femmes les plus imprégnées sont celles qui ont le plus consommé "d'aliments susceptibles d'avoir été en contact avec des matières plastiques ou des résines contenant du BPA comme des aliments pré-emballés dans du plastique ou en boîtes de conserve, vin, eau en bouteille ou en bonbonne" ».
Le quotidien ajoute que « 99,6% ont été exposées à au moins un phtalate à un niveau de concentration quantifiable. La plus forte concentration concerne le DEP, un phtalate utilisé dans les cosmétiques et produits d'hygiène ».
Le Parisien relève que « concernant les pesticides, l'étude se veut plutôt rassurante avec un niveau de concentration rarement quantifiable, à l'exception d'une classe d'antiparasitaires - les pyréthrinoïdes - qui étaient retrouvés chez près de 100% des femmes enceintes. Les pourcentages retrouvés augmentent avec les usages domestiques de pesticides (insecticides, anti-poux et antipuces), la consommation de tabac et d'alcool ».
« L'analyse suggère également que la présence de certaines cultures agricoles à proximité du lieu de résidence est associée à une augmentation des niveaux d'imprégnation », continue le journal.
Le quotidien remarque enfin que selon Santé Publique France, « les diminutions de concentrations observées pourraient s'expliquer en partie par la mise en place de réglementations (atrazine, dioxines, furanes) et par des réductions d'usages liées aux évolutions industrielles (bisphénol A, certains phtalates et pesticides organophosphorés) »

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