jeudi 17 décembre 2015


Article du Monde  , le sacré  une notion  frontiere , une zone qui  nous permet d'etre .


La furie terroriste s’est abattue sur Paris le 13 novembre, quelques heures avant les obsèques de René Girard, en Californie. Il y a une cruelle ironie dans cette coïncidence, car pour rendre raison de cette violence insensée, rien n’est sans doute plus urgent que de se reporter à l’anthropologie de la violence et du sacré du professeur de Stanford.
« Ils m’ont haï sans raison », dit l’Evangile selon saint Jean. On traduit souvent le mot grec correspondant par « sans cause ». Ce mot renvoie en fait à la gratuité du don (dôron). Cette violence gratuite a certainement des causes, mais rien qui ressemble à un début de raison, rien qui dépasse l’imbécillité meurtrière. Comme si ces criminels étaient des hommes économiques rationnels, on s’est demandé quels intérêts les portaient à agir comme ils l’ont fait. Mais l’intérêt (inter esse), rappelait Hannah Arendt, c’est d’abord le monde d’objets qui se tient entre les hommes, les empêchant de tomber les uns sur les autres en une mêlée violente, de la même manière que la table réunit les convives en les séparant. La violence du 13 novembre a ceci de terrible qu’elle fut sans objet et qu’elle détruit toute objectivité.
On a pu dire de l’œuvre de Girard qu’elle avait révolutionné les sciences de l’homme. Qu’a-t-elle apporté à la pensée de l’économie ? La science économique prétend que sa validité est universelle, qu’elle vaut pour les Indiens Navajo non moins que pour les traders de Wall Street, pour le comportement criminel comme pour les investissements énergétiques. Elle est donc incapable de penser ses conditions de possibilité historiques et anthropologiques. La théorie girardienne vient précisément combler ce manque.
Il fallait l’éclipse du sacré pour que l’économie puisse s’épanouir jusqu’à occuper, dans nos vies individuelles comme dans le fonctionnement de nos sociétés, la place immense qui est la sienne. Avec ses rituels (le sacrifice) comme avec ses interdits et obligations (le devoir de venger le sang versé), le sacré, pour Girard, est le moyen violent qu’ont trouvé les sociétés humaines pour tenir en échec leur propre violence.
L’économie est violente
Le sacré contient la violence dans les deux sens du verbe « contenir » : avoir en soi et faire obstacle. La sécularisation engendrée par le christianisme nous a privés de ce moyen, et c’est l’économie qui l’a remplacé. L’économie, elle aussi, peut faire barrage à la violence par des moyens violents.
L’économie est violente, c’est évident. Qu’elle soit aussi un facteur de paix, c’est ce qu’a pensé une tradition libérale qui va de Montesquieu et des Lumières écossaises jusqu’aux fondements du traité de Rome instituant l’Europe. Aujourd’hui encore, le Rwanda mise tout sur la croissance économique pour s’arracher au piège du ressentiment et de la vengeance.
Les passions mauvaises sont contagieuses. L’indifférence réciproque et le retrait égoïste dans le domaine des intérêts privés, voilà les remèdes que l’on imaginait au mimétisme de la violence. L’unidimensionnalisation des êtres réduits à leur capacité de calcul économique, l’isolement des individus et l’appauvrissement des relations, la prévisibilité des comportements, bref, tout ce que l’on décrit comme l’aliénation des personnes dans la société capitaliste, était pensé comme devant mettre fin à la lutte meurtrière et dérisoire des hommes pour la grandeur, le pouvoir et la reconnaissance. Il y a quelque chose de fondamentalement sain dans la logique de l’intérêt. Si elle gouvernait le monde, celui-ci serait un endroit beaucoup plus habitable qu’il ne l’est en réalité.
Mais la tache aveugle de la vision économique des choses, c’est que, faisant de l’intérêt une donnée indépassable de la nature de l’homme, elle n’imagine pas la possibilité qu’il n’y ait plus d’intérêt, plus d’objet, plus de monde commun – simplement, la violence pure. Après le 11 septembre 2001 à New York, le 13 novembre à Paris est comme le signe que le monde est en train de prendre ce chemin. C’est le diagnostic que portait René Girard dans les dernières années de sa vie.


  • Jean-Pierre Dupuy (Philosophe, professeur à l’université Stanford, Californie)


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/03/rene-girard-la-violence-et-l-economie_4823362_3234.html#zfYr1jqhpqvmGfSS.99

mercredi 18 novembre 2015

Paname
Si tu souriais j'aurais ton charme,
Si tu pleurais j'aurais tes larmes,
Si on t' frappait j' prendrais les armes,
Paname,
Tu n'es pas pour moi qu'un frisson
Qu'une idée qu'un' fille à chansons
Et c'est pour ça que j' crie ton nom...

Paname, Paname, Paname, Paname


mercredi 28 octobre 2015

expositions actuellement Nantes et sa région


LES AMIS DU MUSÉE A L’UNIVERSITÉ PERMANENTE

Conférence inaugurale Université permanente
Lundi 2 novembre à 14 h 30
"L'art contemporain en question"
par Alain le Provost et Isabelle Tellier
1 rue Bias Nantes


EXPOSITIONS NANTES ET ALENTOURS

Espace LVL
"Ococococ"
Exposition du 30 octobre au 27 novembre
Vernissage le 29 octobre à partir de 18 h 30
2 rue du Bâtonnier Guinaudeau Nantes

Jardin C/ La Fabrique
Gérard Hauray
Installation jusqu'au 15 novembre
Rue Léon Bureau, boulevard de la Prairie au ducs Nantes

HAUS
"Jungle shoes"
Exposition collective jusqu'au 6 décembre
40 rue la Noue bras de fer Nantes

Café des négociants
Jean Kiras
Exposition du 29 octobre au 15 novembre
Vernissage le 28 octobre de 18 h à 21 h

Lieu unique
"Jules Verne grand écran"
Exposition du 29 octobre au 3 janvier
Vernissage 30 octobre à 18 h 30
Quai Ferdinand Favre Nantes

Dulcie galerie
Exposition des projections internationales du 4 au 28 novembre
Vernissage 3 novembre à 19 h
Place Dulcie September Nantes
et à l'Atelier des réalisateurs
6 place François II Nantes

Galerie Albane
Céline Ranger
Exposition du 3 au 21 novembre
1 rue Suffren Nantes

Frac
Performance Marie et Camille Lancelin
Exposition collective du 4 novembre au 8 mai 2016
Vendredi 13 novembre à 19 h 30
La Fleuriaye Carquefou

Atelier Alain Le Bras
Noémie Chavet, Marie Lépine, Marianne Pradler
Exposition du 5 au 25 novembre
Vernissage et performance théâtrale 5 novembre à partir de 18 h 30
Finissage et performance théâtrale 27 novembre à partir de 18 h 30

Maison de l'Avocat
Chantal Atelin
Exposition du 12 au 27 novembre
Vernissage jeudi 12 novembre à 18 h
25 roue la Noue bras de fer Nantes

L'éclat de verre
"Les métamorphoses"
Jean Olivier Héron
Exposition du 12 novembre au 31 décembre
4 rue du Roi Albert Nantes

Le Rayon Vert
Exposition collective du 14 novembre au 10 janvier 2016
Vernissage samedi 14 novembre de 11 h à 14 h
1 rue Sainte Marthe Nantes

Passage Sainte Croix
François Garos
Exposition du 14 au 28 novembre
9 rue de la Baclerie Nantes

Educ'arts
Exposition vente collective du 20 au 22 novembre
Uriopss 4 rue Arsène Leloup Nantes

Entre deux
Aurélie Ferruel et Florentine Guédon
Exposition jusqu'au 28 novembre
5 bis avenue de l'Hotel Dieu Nantes

Espace d'exposition des Renaudières
Jean Louis Cerisier et Bruno Montpied
Exposition du 14 novembre au 13 décembre
Vernissage 14 novembre à 16h
Les Renaudières Carquefou

Le grand café
Collectif Agence
Exposition jusqu'au 3 janvier
Place des quatre z'horloges St Nazaire

mercredi 4 mars 2015

« Le paracétamol augmenterait le risque de maladies cardio-vasculaires »
Le Parisien , Le Figaro 

Le Parisien met en garde : « Attention à la surconsommation. La prise de paracétamol à long terme et à haute dose s'avère nocive révèle une étude. Ce médicament anti-douleur augmenterait notamment les risques de maladies cardio-vasculaires ».
Le journal rappelle qu’« on connaissait déjà la toxicité du paracétamol pour le foie en cas d'abus », et indique que selon cette étude britannique de chercheurs de l'hôpital de Leeds, parue dans les Annals of The Rheumatic Diseases, « la prise régulière de paracétamol augmenterait également de 20% le risque de maladies cardiovasculaires, infarctus et AVC ».
Le Parisien ajoute que « le risque de développer des problèmes gastro-intestinaux et rénaux augmenterait aussi en cas de consommation régulière. Pour les problèmes rénaux, ce risque serait multiplié par deux en cas de prise cumulée de plus de 500g de paracétamol au cours de la vie ».
Le quotidien relève que les auteurs « reconnaissent que les risques évoqués restent faibles dans l'absolu. Mais ils estiment que leur étude montre «que le véritable risque du paracétamol est supérieur à ce que pense actuellement la communauté médicale» ».
Les chercheurs écrivent ainsi que « compte tenu de son usage important et du fait qu'il est disponible sans ordonnance, il paraît justifié de faire une revue systématique de son efficacité et de sa tolérance dans des pathologies particulières ».
Le Figaro aborde également ces « nouveaux effets indésirables trouvés au paracétamol ». Pauline Fréour explique que « les auteurs, des experts de l'université de Leeds, ont réuni quelque 1.900 études déjà publiées sur les effets toxiques du paracétamol. Ils en ont retenu 8, les seules jugées assez robustes scientifiquement pour être analysées, ce qui, de leur propre aveu, est peu et affaiblit légèrement la portée de leurs conclusions statistiques. Néanmoins, leur bilan est clair ».
La journaliste retient que « les personnes prenant quotidiennement une dose acceptable mais élevée de paracétamol (3 g par jour) ont un risque de décès prématuré accru jusqu'à + 60%. Elles présentent aussi une probabilité plus élevée de connaître un accident cardio-vasculaire (+ 19%), une hémorragie intestinale (+11 à 49%) ou des atteintes rénales ».
Le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue à l'université de Bordeaux, remarque que « les risques du paracétamol ont longtemps été sous-estimés. […] Au vu de statistiques ambiguës, nous suspections déjà une toxicité rénale et hépatique de cette molécule à doses normales ».
Le Pr Jean-Louis Montastruc, pharmacologue à Toulouse, observe quant à lui que « cette étude est la seule à établir ce lien de cause à effet, qui n'a jamais, par exemple, été notifié par des médecins au cours de leur pratique. Or, en pharmacovigilance, nous nous appuyons toujours sur un faisceau de preuves ».
La journaliste souligne que « s'il n'est pas question d'alarmer les usagers ponctuels de paracétamol, qui en prennent l'espace de quelques jours pour soigner une fièvre, une migraine ou une poussée de dents, la question est plus complexe pour les consommateurs de long terme - des personnes souffrant d'arthrose pour la plupart ».
Le Pr Bégaud s’interroge ainsi : « Que peut-on leur offrir si on s'interdit le paracétamol, à l'heure où 5 médicaments anti-arthrosiques viennent d'être déremboursés ? ». Il « appelle les autorités sanitaires à lancer une étude fiable sur les effets à long terme de ce médicament », indique Pauline Fréour.

dimanche 15 février 2015

Le Yiking

http://www.yijingnantes.org

Une decouverte :

Un des cinq grands  livres classiques de la Chine






Textes qui forment le socle de l'education morale et politique chinoise.
Observation des formes et des signes , un rationalisme divinatoire : "etude rationnelle de l'ordre des choses par des moyens conjugues de la divination et de la speculation cosmologique"

On consulte le Yi Jing à travers les trigrammes et hexagrammes que l'on tire trait par trait.

Les hexagrammes sont des figures basées sur la combinaison de six traits dont chacun peut prendre l'une de ces deux formes : le trait plein (Yang) et le trait brisé (Yin). 
Ces deux formes elles-mêmes se subdivisent en deux catégories : trait naissant et trait mutant. À chaque hexagramme a été ajouté ultérieurement un commentaire comportant des indications sur la qualité de l'état concerné.





64 chapitres  correspondant aux 64 hexagrammes

chaque hexagramme est nomme , classé.

« Le Yi-King ou Livre des transformations de l'archaïque magie chinoise apporte l'image la plus exemplaire de l'identité du Génésique et du Génétique. La boucle circulaire est un cercle cosmogonique symboliquement tourbillonnaire par le S intérieur qui à la fois sépare et unit le Yin et le Yang. La figure se forme non à partir du centre mais de la périphérie et naît de la rencontre de mouvements de directions opposés. Le Yin et le Yang sont intimement épousés l'un dans l'autre, mais distincts, ils sont à la fois complémentaires, concurrents, antagonistes. La figure primordiale du Yi-King est donc une figure d'ordre, d'harmonie, mais portant en elle l'idée tourbillonnaire et le principe d'antagonisme. C'est une figure de complexité. »

— Edgar Morin, La Méthode 1. La Nature de la Nature, p. 228, Seuil, Paris, 1977.