dimanche 29 janvier 2017

Accords Tolteques


  1. que votre parole soit impeccable
  2. quoiqu'il arrive n'en faites pas  une affaire personnelle
  3. ne faites pas de supposition
  4. faites toujours de votre  mieux
  5. soyez sceptiques mais apprenez à ecouter

Avec ces 5 accords c'est parti  pour  une belle vie

mardi 24 janvier 2017

Sommeil : les experts fixent les quatre règles d'or


par Antoine Costa

La durée de sommeil n'est pas l'unique critère pour une bonne récupération. 

Les experts américains retiennent 4 points pour s’assurer que son sommeil est de bonne qualité.

Les Français ne dorment pas assez, et leur sommeil est souvent de mauvaise qualité
Mais qu’est-ce qui définit un sommeil de bonne qualité ? 
La Fondation américaine pour le sommeil (NSF) a publié les indicateurs établis par un panel d’experts. 

À l’heure de la multiplication du nombre d' applications d’aide au sommeil, ces indications pourraient être d’une grande aide pour mieux interpréter les schémas d’endormissement

Quatre points clé ont été retenus. 
En priorité, il est important de passer l’essentiel de son temps de sommeil (au moins 85 %) dans un lit. 



Un bon rythme de sommeil se traduit aussi par un temps endormissement inférieur à 30 minutes, des nuits coupées par un seul réveil au maximum, et d’une durée inférieure à 20 minutes. 

Si ces conditions ne sont pas remplies, il est opportun de se poser des questions.

Trop de réveils, trop longs
Plus d’un quart des Américains mettraient ainsi plus d’une demi-heure à s’endormir. 
Les chiffres de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) publiés en 2016 confirment eux aussi que le sommeil des Français n’est pas suffisamment réparateur. 
Presque trois quarts d’entre eux se réveillent au moins une fois par nuit, pendant 30 minutes en moyenne, une durée beaucoup trop longue. 

En semaine, ils dorment 7h05, et presque un quart d’entre eux dorment moins de 6h. 
Entre contraintes, stress, utilisation des écrans en soirée et pathologies, les causes de ces troubles du sommeil sont multiples, mais les risques sont les mêmes : diabète, obésité et pathologies cardiovasculaires notamment.
Dans ses dernières recommandations, la NSF recommande 7 à 9 heures de sommeil pour les 26-64 ans, avec une tolérance comprise entre 6 et 10 heures par nuit. 

Les personnes de plus de 65 ans ont besoin d’un peu moins, et 5-6 heures sont encore acceptables, mais si l’idéal reste compris entre 7 et 8 heures.

jeudi 8 décembre 2016

Infertilité - Le coup de semence » article Liberation



C’est ce que titre Libération, qui observe sur 4 pages que « tandis que les problèmes de fertilité des couples vont en s’aggravant, les colloques internationaux se multiplient à propos de la GPA, la PMA ou la congélation des ovocytes. Les pouvoirs publics, eux, restent muets ».
Le journal note ainsi qu’« en France, 1 couple sur 6 consulte pour des problèmes de fertilité, contre 1 couple sur 7 il y a seulement 5 ans ». 
Le quotidien indique que « depuis 3 ans se tient une Journée internationale de l’infertilité. Cette année encore, le collectif Bamp, association de patients de l’AMP (Assistance médicale à la procréation et de personnes infertiles) s’apprête à publier un nouveau manifeste, adressé aux candidats à la présidentielle, réclamant un «vrai» plan français contre les difficultés à procréer ».
Libération remarque qu’« en 2014 (derniers chiffres disponibles), 25.208 enfants sont nés grâce à une technique de procréation médicalement assistée (PMA, également appelée AMP), pour près de 144.000 tentatives de fécondation in vitro et d’insémination artificielle. Ils représentaient alors 3,1% des naissances ».
Le quotidien note que « comme l’observe le Pr Dominique Royère, directeur procréation-embryologie-génétique humaine de l’Agence de biomédecine, ces chiffres suivent une «hausse régulière indéniable. Nous en étions à 2,7% des naissances en 2010» ».
Le journal constate toutefois que « ces chiffres ne prennent pas en compte tous ceux qui filent à l’étranger pour échapper aux files d’attente en France. Et là, ça commence à faire du monde. Un millier de dossiers de prise en charge par la Sécu pour des PMA à l’étranger sont ainsi enregistrés tous les ans. Et puis, il y a toutes celles et tous ceux qui filent en douce hors des frontières, se livrant à ce que l’on appelle tristement «tourisme procréatif», sans rien demander à la Sécu ».
Virginie Rozee, sociologue chercheure à l’Ined, explique notamment : « On sait qu’il y a des couples hétérosexuels qui collent aux critères d’âge légaux en France [43 ans, ndlr], mais veulent s’épargner les longues listes d’attente en France, notamment pour ce qui est du don d’ovocytes. En Grèce, par exemple, l’attente peut n’être que de 3 mois ».
Libération ajoute que « c’est encore sans compter avec celles et ceux qui, contrecarrés dans leur projet parental par la législation française, parmi les plus restrictives d’Europe, n’ont d’autre possibilité que d’aller à l’étranger : les femmes célibataires et les couples de lesbiennes en quête d’une insémination avec donneur, les couples homos (et le cas très particulier des femmes privées d’utérus) en demande d’une mère porteuse ».
« Combien sont-ils ? On estime - sans pouvoir le vérifier - qu’environ 2.000 enfants issus de GPA à l’étranger vivraient en France. Et le reste de la troupe ? Mystère », continue le quotidien. Virginie Rozee ajoute qu’« avec la médicalisation croissante de la reproduction dans un contexte de mondialisation tout aussi croissante, ces recours à l’assistance médicale à la procréation sont amenés à se développer ».

De son côté, le Pr Royère souligne que « la cause majeure des problèmes de fertilité chez l’essentiel de la population, c’est le recul de l’âge de la maternité. Certains évoquent des problèmes environnementaux, la présence de perturbateurs endocriniens qui affecteraient la fertilité tant des femmes que des hommes. Mais ce n’est pas tranché scientifiquement. Le problème de l’âge est en revanche avéré ».

« Perturbateurs endocriniens : le bisphénol A retrouvé chez 70% des femmes enceintes »article du Parisien



Le Parisien fait savoir que « Santé Publique France publie une étude sur l'exposition de 4.145 femmes enceintes aux polluants organiques ayant accouché en 2011 en France métropolitaine ». Le journal précise que « les polluants organiques mesurés dans l'étude sont le bisphénol A [BPA], les phtalates, les pesticides et certains polluants organiques persistants (POP) ».
Le quotidien rappelle en effet que « l'exposition prénatale à ces polluants, pointée du doigt par de nombreuses études, est soupçonnée d'avoir des répercussions sur la grossesse avec des risques de prématurité, de malformations congénitales ou une diminution du poids de naissance ainsi que sur le développement et la santé ultérieure de l'enfant : atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel et augmentation du risque de cancers ».
Le Parisien note donc que « certains polluants organiques, dont des perturbateurs endocriniens, ont été retrouvés […] chez près de la totalité des femmes enceintes participant à l'étude au moment de leur accouchement ».
Santé Publique France souligne que « les concentrations mesurées sont néanmoins légèrement inférieures à celles observées dans les études antérieures ».
Le journal indique que « le BPA a été mesuré chez plus de 70% des femmes, "confirmant ainsi l'omniprésence de cette substance dans l'environnement". Les femmes les plus imprégnées sont celles qui ont le plus consommé "d'aliments susceptibles d'avoir été en contact avec des matières plastiques ou des résines contenant du BPA comme des aliments pré-emballés dans du plastique ou en boîtes de conserve, vin, eau en bouteille ou en bonbonne" ».
Le quotidien ajoute que « 99,6% ont été exposées à au moins un phtalate à un niveau de concentration quantifiable. La plus forte concentration concerne le DEP, un phtalate utilisé dans les cosmétiques et produits d'hygiène ».
Le Parisien relève que « concernant les pesticides, l'étude se veut plutôt rassurante avec un niveau de concentration rarement quantifiable, à l'exception d'une classe d'antiparasitaires - les pyréthrinoïdes - qui étaient retrouvés chez près de 100% des femmes enceintes. Les pourcentages retrouvés augmentent avec les usages domestiques de pesticides (insecticides, anti-poux et antipuces), la consommation de tabac et d'alcool ».
« L'analyse suggère également que la présence de certaines cultures agricoles à proximité du lieu de résidence est associée à une augmentation des niveaux d'imprégnation », continue le journal.
Le quotidien remarque enfin que selon Santé Publique France, « les diminutions de concentrations observées pourraient s'expliquer en partie par la mise en place de réglementations (atrazine, dioxines, furanes) et par des réductions d'usages liées aux évolutions industrielles (bisphénol A, certains phtalates et pesticides organophosphorés) »

lundi 24 octobre 2016

Lait de Soja , benefice pour l'os


SOJA: Lait de soja tôt dans la vie, effets ostéogéniques à vie
RSPEAK_STOP 
Actualité publiée hier RSPEAK_START
FASEB Journal


Si les multiples vertus du soja sont bien documentées, quelques-unes controversées, cette nouvelle recherche vient confirmer un bénéfice déjà évoqué, le caractère préventif des protéines du soja contre la perte osseuse.
 Les conclusions présentées dans le FASEB Journal suggèrent que donner aux enfants un régime alimentaire riche en protéines de soja peut contribuer à les protéger contre les formes graves de perte osseuse à un âge adulte ou plus avancé.

Le soja a déjà été associé à plusieurs bénéfices pour la santé, contre l’hypertension artérielle, pour l’équilibre du métabolisme en particulier en cas de stéatose hépatique, en prévention contre certains cancers, en particulier du poumon, de la prostate et du côlon, et pour la capacité musculaire

Consommer du soja alimentaire ou prendre une supplémentation à base de soja est, selon une idée largement partagée, bénéfique pour réduire certains symptômes de la ménopause. 

En particulier, avoir une alimentation riche en protéines de soja et en isoflavones permet de protéger les femmes contre la perte osseuse ou ostéoporose à ma ménopause, a suggéré une étude récente, présentée à la Réunion 2015 de la Society for Endocrinology. 
Cette nouvelle étude du centre de nutrition infantile de l'Université de l'Arkansas suggère qu’un apport de protéines de soja, tôt dans la vie pourrait être bénéfique, bien plus tard, pour la santé osseuse.    
Ainsi, la recommandation de ces experts est un apport, très tôt dans la vie de protéines de soja pour donner toutes ses chances à la santé osseuse, pour la vie. 
Ils en font la démonstration sur un modèle animal de ménopause, le rat femelle. 
Un des groupes de rats a été nourri avec un régime alimentaire riche en protéines de soja pendant 30 jours puis a été passé à une alimentation standard pour rongeurs jusqu'à 6 mois. 
L’objectif était de déterminer la perte osseuse, chez les rats nourris avec les protéines de soja en début de vie et les autres rats. Contrairement au second groupe, privé de soja, le premier groupe de rats ne développe pas les signes de l’ostéoporose et conserve sa densité osseuse à 6 mois.
C’est, pour les auteurs une preuve préliminaire des effets ostéogéniques bénéfiques des composants protéiques du soja. Une découverte qui reste à confirmer chez l’Homme, mais pourrait finalement avoir d'importantes répercussions en Santé publique, pédiatrique puis gériatrique.
Source: FASEB Journal October 12, 2016, doi: 10.1096/fj.201600703R Dietary factors during early life program bone formation in female rats

dimanche 11 septembre 2016

VIANDE ROUGE: Les risques confirmés d’une consommation trop régulière


VIANDE ROUGE:
 Les risques confirmés d’une consommation trop régulière
Journal of Internal Medicine

Des risques significativement accrus- quoique faiblement à modérément- de diabète, de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de cancer. 
Ce nouvel examen de la littérature nous apporte une synthèse très complète des effets sur la santé, associés à la consommation de viande rouge et de la viande transformée. Des données à lire dans le Journal of Internal Medicine qui intègrent également l’empreinte environnementale de la production de viande, avec ses impacts sur les émissions de gaz à effet de serre, sa consommation d'énergie et d'eau.
 Finalement, c'est un appel mondial à de nouvelles directives alimentaires qui limitent au mieux sa consommation.
Les chercheurs suédois de l’Institute of Environmental Medicine du Karolinska Institutet ont pris en compte l’ensemble des études portant sur toutes les viandes (bœuf, veau, porc, agneau et mouton) et les produits à base de viande transformée (jambon, saucisses, bacon, saucisses, salami,..). Ils rappellent l’augmentation, au cours des dernières décennies, de la consommation de viande rouge au niveau mondial, en particulier dans les pays en développement et, simultanément l’augmentation de la prévalence de plusieurs maladies chroniques majeures. Les auteurs rappellent bien évidemment les preuves de la corrélation ou de l’association -selon les études- entre une consommation élevée de viande rouge, en particulier de viande transformée et l’augmentation du risque de ces maladies chroniques.
L’examen nous offre finalement un résumé complet et indiscutable des preuves accumulées sur la base des études de cohortes prospectives des effets néfastes pour la santé de la consommation de viande rouge : il s’agit du risque accru des principales maladies chroniques : le diabète, la maladie coronarienne, l’insuffisance cardiaque, l’accident vasculaire cérébral et plusieurs types de cancer (sein, colorectal), et finalement du risque accru de décès prématuré.
100g de viande rouge/ jour : les estimations du risque sont précisées pour une consommation de 100g de viande rouge non traitée et selon les études prises en compte soit,
·         AVC : d’une augmentation non significative du risque à une augmentation de 11%
·         Cancer du sein :  d’une augmentation non significative du risque à une augmentation de 11%
·         Mortalité cardiovasculaire : 0 à 15%
·         Cancer colorectal : 0 à 17%
·         Cancer avancé de la prostate : 0 à 19%

50g de viande traitée/jour : les risques apparaissent statistiquement significativement augmentés pour la plupart des maladies étudiées :
·         Cancer de la prostate : augmentation du risque : + 4%
·         Mortalité par cancer : + 8%
·         Cancer du sein : + 9%
·         Cancer colorectal : + 18%
·         Cancer du pancréas : + 19%
·         AVC : +13%  
·         Maladie cardiovasculaire : + 22%
·         Mortalité cardiovasculaire : + 24%
·         Diabète : + 32%.

 Il est donc largement confirmé que la consommation élevée de viande rouge, et surtout de viande traitée, est associée à un risque accru de plusieurs maladies chroniques majeures et de mortalité prématurée.
La production de viande rouge implique une charge environnementale. Il s’agit d’intégrer les objectifs en santé humaine et en santé de la planète, écrivent ainsi les auteurs dans leur communiqué, appelant à de nouvelles directives diététiques qui limitent encore la consommation de viande rouge.
Source: Journal of Internal Medicine August 2016 DOI: 10.1111/joim.12543 Potential health hazards of eating red meat

mercredi 7 septembre 2016

DÉPRESSION: Elle se prévient aussi par l’alimentation


British Journal of Nutrition

N’a-t-on pas écrit que dans la dépression, c’est l’inflammation qui allume la mèche ?
A ce rôle de l’inflammation s’ajoute la corrélation de mieux en mieux documentée entre le microbiote intestinal -et donc ce que l’on mange- et la santé du cerveau. Les données de cette étude australienne qui valide le lien entre la dépression et la consommation d’aliments pouvant aussi alimenter l’inflammation, ne surprendront donc pas. Des conclusions présentées dans le British Journal of Nutrition qui font une nouvelle fois le lien entre microbiote intestinal et bon moral.

De très nombreuses études ont déjà fait le lien entre des facteurs alimentaires, des marqueurs de l'inflammation et le développement de la dépression.

On a également montré le lien entre suralimentation et dépression, ou l’effet bénéfique des omega-3 ou de nutraceutiques en complément des médicaments pour lutter contre la dépression. On a enfin même suggéré qu’on pouvait prévenir la dépression par une « bonne » alimentation.

Cependant, très peu d'études qui ont exploré l'association entre le potentiel inflammatoire de l'alimentation et le risque de dépression.

Les chercheurs de l’Université de Caroline du Sud et de Queensland (Australie) ont examiné précisément l'association entre l'indice alimentaire inflammatoire – un score développé spécifiquement pour mesurer le potentiel inflammatoire de chaque aliment-, et le risque de dépression chez 6.438 femmes âgées en moyenne de 52 ans, suivies durant plus de 12 ans.

 La dépression a été définie comme un score ≥10 sur l’échelle Center for Epidemiologic Studies Depression-10 scale.

Les chercheurs ont pris en compte l'apport énergétique, le niveau d’études, le statut matrimonial, la ménopause, l'IMC et les résultats de santé des participantes.

L’analyse montre que :
·         Sur la durée de suivi, 18% des participantes ont développé des symptômes de dépression,
·         les participantes ayant suivi le régime alimentaire à plus faible indice inflammatoire présentent un risque réduit de 20% de dépression vs les femmes suivant le régime alimentaire le plus pro-inflammatoire.

Des résultats qui confirment qu'un régime « anti-inflammatoire » limite aussi le risque de dépression, ici chez des femmes d'âge moyen.

Conclusion, il s’agit de privilégier les noix et grains entiers, légumes cuits, poissons et volailles aux aliments riches en acides gras ou en sucres ajoutés.

Notre microbiote intestinal apparaît encore une fois comme un médiateur aussi de notre santé mentale.

Source: British Journal of Nutrition September 2016 DOI: 10.1017/S0007114516002853 Association between inflammatory potential of diet and risk of depression in middle-aged women: the Australian Longitudinal Study on Women’s Health