- que votre parole soit impeccable
- quoiqu'il arrive n'en faites pas une affaire personnelle
- ne faites pas de supposition
- faites toujours de votre mieux
- soyez sceptiques mais apprenez à ecouter
Avec ces 5 accords c'est parti pour une belle vie
|
Le Parisien fait savoir que « Santé Publique France publie une étude sur l'exposition de 4.145 femmes enceintes aux polluants organiques ayant accouché en 2011 en France métropolitaine ». Le journal précise que « les polluants organiques mesurés dans l'étude sont le bisphénol A [BPA], les phtalates, les pesticides et certains polluants organiques persistants (POP) ».
Le quotidien rappelle en effet que « l'exposition prénatale à ces polluants, pointée du doigt par de nombreuses études, est soupçonnée d'avoir des répercussions sur la grossesse avec des risques de prématurité, de malformations congénitales ou une diminution du poids de naissance ainsi que sur le développement et la santé ultérieure de l'enfant : atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel et augmentation du risque de cancers ».
Le Parisien note donc que « certains polluants organiques, dont des perturbateurs endocriniens, ont été retrouvés […] chez près de la totalité des femmes enceintes participant à l'étude au moment de leur accouchement ».
Santé Publique France souligne que « les concentrations mesurées sont néanmoins légèrement inférieures à celles observées dans les études antérieures ».
Le journal indique que « le BPA a été mesuré chez plus de 70% des femmes, "confirmant ainsi l'omniprésence de cette substance dans l'environnement". Les femmes les plus imprégnées sont celles qui ont le plus consommé "d'aliments susceptibles d'avoir été en contact avec des matières plastiques ou des résines contenant du BPA comme des aliments pré-emballés dans du plastique ou en boîtes de conserve, vin, eau en bouteille ou en bonbonne" ».
Le quotidien ajoute que « 99,6% ont été exposées à au moins un phtalate à un niveau de concentration quantifiable. La plus forte concentration concerne le DEP, un phtalate utilisé dans les cosmétiques et produits d'hygiène ».
Le Parisien relève que « concernant les pesticides, l'étude se veut plutôt rassurante avec un niveau de concentration rarement quantifiable, à l'exception d'une classe d'antiparasitaires - les pyréthrinoïdes - qui étaient retrouvés chez près de 100% des femmes enceintes. Les pourcentages retrouvés augmentent avec les usages domestiques de pesticides (insecticides, anti-poux et antipuces), la consommation de tabac et d'alcool ».
« L'analyse suggère également que la présence de certaines cultures agricoles à proximité du lieu de résidence est associée à une augmentation des niveaux d'imprégnation », continue le journal.
Le quotidien remarque enfin que selon Santé Publique France, « les diminutions de concentrations observées pourraient s'expliquer en partie par la mise en place de réglementations (atrazine, dioxines, furanes) et par des réductions d'usages liées aux évolutions industrielles (bisphénol A, certains phtalates et pesticides organophosphorés) »
|
|
SOJA: Lait de soja tôt dans la vie, effets ostéogéniques à vie
RSPEAK_STOP
Actualité publiée hier RSPEAK_START
FASEB Journal
Si les multiples vertus du soja sont bien documentées, quelques-unes controversées, cette nouvelle recherche vient confirmer un bénéfice déjà évoqué, le caractère préventif des protéines du soja contre la perte osseuse.
Les conclusions présentées dans le FASEB Journal suggèrent que donner aux enfants un régime alimentaire riche en protéines de soja peut contribuer à les protéger contre les formes graves de perte osseuse à un âge adulte ou plus avancé.
Le soja a déjà été associé à plusieurs bénéfices pour la santé, contre l’hypertension artérielle, pour l’équilibre du métabolisme en particulier en cas de stéatose hépatique, en prévention contre certains cancers, en particulier du poumon, de la prostate et du côlon, et pour la capacité musculaire.
Consommer du soja alimentaire ou prendre une supplémentation à base de soja est, selon une idée largement partagée, bénéfique pour réduire certains symptômes de la ménopause.
En particulier, avoir une alimentation riche en protéines de soja et en isoflavones permet de protéger les femmes contre la perte osseuse ou ostéoporose à ma ménopause, a suggéré une étude récente, présentée à la Réunion 2015 de la Society for Endocrinology.
Cette nouvelle étude du centre de nutrition infantile de l'Université de l'Arkansas suggère qu’un apport de protéines de soja, tôt dans la vie pourrait être bénéfique, bien plus tard, pour la santé osseuse.
Ainsi, la recommandation de ces experts est un apport, très tôt dans la vie de protéines de soja pour donner toutes ses chances à la santé osseuse, pour la vie.
Ils en font la démonstration sur un modèle animal de ménopause, le rat femelle.
Un des groupes de rats a été nourri avec un régime alimentaire riche en protéines de soja pendant 30 jours puis a été passé à une alimentation standard pour rongeurs jusqu'à 6 mois.
L’objectif était de déterminer la perte osseuse, chez les rats nourris avec les protéines de soja en début de vie et les autres rats. Contrairement au second groupe, privé de soja, le premier groupe de rats ne développe pas les signes de l’ostéoporose et conserve sa densité osseuse à 6 mois.
C’est, pour les auteurs une preuve préliminaire des effets ostéogéniques bénéfiques des composants protéiques du soja. Une découverte qui reste à confirmer chez l’Homme, mais pourrait finalement avoir d'importantes répercussions en Santé publique, pédiatrique puis gériatrique.
Source: FASEB Journal October 12, 2016, doi: 10.1096/fj.201600703R Dietary factors during early life program bone formation in female rats
|
VIANDE ROUGE:
Les risques confirmés d’une consommation trop régulière
Journal of Internal Medicine
Des risques significativement accrus- quoique faiblement à modérément- de diabète, de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de cancer.
Ce nouvel examen de la littérature nous apporte une synthèse très complète des effets sur la santé, associés à la consommation de viande rouge et de la viande transformée. Des données à lire dans le Journal of Internal Medicine qui intègrent également l’empreinte environnementale de la production de viande, avec ses impacts sur les émissions de gaz à effet de serre, sa consommation d'énergie et d'eau.
Finalement, c'est un appel mondial à de nouvelles directives alimentaires qui limitent au mieux sa consommation.
Les chercheurs suédois de l’Institute of Environmental Medicine du Karolinska Institutet ont pris en compte l’ensemble des études portant sur toutes les viandes (bœuf, veau, porc, agneau et mouton) et les produits à base de viande transformée (jambon, saucisses, bacon, saucisses, salami,..). Ils rappellent l’augmentation, au cours des dernières décennies, de la consommation de viande rouge au niveau mondial, en particulier dans les pays en développement et, simultanément l’augmentation de la prévalence de plusieurs maladies chroniques majeures. Les auteurs rappellent bien évidemment les preuves de la corrélation ou de l’association -selon les études- entre une consommation élevée de viande rouge, en particulier de viande transformée et l’augmentation du risque de ces maladies chroniques.
L’examen nous offre finalement un résumé complet et indiscutable des preuves accumulées sur la base des études de cohortes prospectives des effets néfastes pour la santé de la consommation de viande rouge : il s’agit du risque accru des principales maladies chroniques : le diabète, la maladie coronarienne, l’insuffisance cardiaque, l’accident vasculaire cérébral et plusieurs types de cancer (sein, colorectal), et finalement du risque accru de décès prématuré.
100g de viande rouge/ jour : les estimations du risque sont précisées pour une consommation de 100g de viande rouge non traitée et selon les études prises en compte soit,
· AVC : d’une augmentation non significative du risque à une augmentation de 11%
· Cancer du sein : d’une augmentation non significative du risque à une augmentation de 11%
· Mortalité cardiovasculaire : 0 à 15%
· Cancer colorectal : 0 à 17%
· Cancer avancé de la prostate : 0 à 19%
50g de viande traitée/jour : les risques apparaissent statistiquement significativement augmentés pour la plupart des maladies étudiées :
· Cancer de la prostate : augmentation du risque : + 4%
· Mortalité par cancer : + 8%
· Cancer du sein : + 9%
· Cancer colorectal : + 18%
· Cancer du pancréas : + 19%
· AVC : +13%
· Maladie cardiovasculaire : + 22%
· Mortalité cardiovasculaire : + 24%
· Diabète : + 32%.
Il est donc largement confirmé que la consommation élevée de viande rouge, et surtout de viande traitée, est associée à un risque accru de plusieurs maladies chroniques majeures et de mortalité prématurée.
La production de viande rouge implique une charge environnementale. Il s’agit d’intégrer les objectifs en santé humaine et en santé de la planète, écrivent ainsi les auteurs dans leur communiqué, appelant à de nouvelles directives diététiques qui limitent encore la consommation de viande rouge.
Source: Journal of Internal Medicine August 2016 DOI: 10.1111/joim.12543 Potential health hazards of eating red meat
|