dimanche 23 mars 2014


CANCER: 10 principes de base pour réduire son risque  
rajoutons 
la relation sociale et l'humour !!!


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Le National Health Service britannique nous les rappelle ces 10 principes favorables à la réduction du risque de cancer. Ce rappel, toujours utile, met une fois de plus l’accent sur le caractère évitable de bon nombre de facteurs de risque. En un mot, un mode de vie sain et une bonne connaissance de son corps font déjà beaucoup.

En France, en 2012, l’incidence du cancer est estimée à 355.000 nouveaux cas et le nombre de décès par cancer atteint près de 150.000, dont 85 000 chez l’homme et 63 000 chez la femme. Le cancer du poumon reste la première cause de décès par cancer chez l’homme, le cancer du sein, chez la femme, juste devant le cancer du poumon. Enfin, la prévalence totale de la maladie se chiffre à 3 millions de personnes (ayant eu un cancer au cours de leur vie).

Il n'existe pas de recette miracle pour y échapper, mais des principes de vie pour réduire son risque On aura compris, au vu des chiffres qui précèdent que le tabagisme, en particulier fait partie des facteurs les plus critiques de risque. Donc, quelques principes de base :

1.     Un mode de vie sain, qui comporte les principes ci-dessous et la pratique régulière de l’exercice physique, soit environ 30 mn d’exercice modéré quotidien.
2.     Une alimentation saine et équilibrée, comportant, beaucoup de fruits et légumes ; de pain, riz, pommes de terre, pâtes et autres féculents ; certaines viandes, poissons, œufs, haricots et autres sources de protéines non laitières, certains produits laitiers et de faibles quantités d'aliments et de boissons riches en graisses ou de sucres. Au-delà, de nombreuses études scientifiques suggèrent des associations positives entre la consommation de certains groupes d’aliments ou nutriments et un risque réduit de certains cancers. Mais il faudra sans doute des années pour définir et combiner précisément ces différents aliments et leurs bénéfices anticancéreux. On peut néanmoins citer quelques aliments reconnus pour leur intérêt dans la prévention de certains cancers : Le brocolis, la tomate, le raisin, le melon (amer), le céleri et l’artichaut, les noix, le soja dans certains cas, et le café pour le cancer du foie ou la récidive du cancer du sein.
3.     Beaucoup de fibres : Un apport important de fibres contribue à réduire le risque de cancer de l'intestin et à garder un côlon en bonne santé. Pâtes complètes, pain, céréales et riz, légumineuses, légumes et fruits, sont aussi de bonnes sources de fibres.
4.     Pas trop de viande rouge ou transformée : Si la viande est une source importante de protéines, de vitamines et de minéraux, une consommation trop importante de viande rouge et transformée est associée au risque de cancer de l'intestin et du côlon. Il s’agit donc de consommer raisonnablement de la viande rouge et limiter voire éviter la consommation de bacon, saucisses, salami et jambon. 70 grammes par jour de viande rouge ou transformée est un maximum.
5.     Eviter les suppléments de bêta-carotène : Ce type de supplémentation a été définitivement associé au risque de cancer du poumon, chez les fumeurs et chez les personnes exposées à l'amiante. De fortes quantités de suppléments de bêta-carotène pourraient aussi augmenter le risque de cancer chez d'autres personnes.
6.    Maintenir un poids de santé
En France, 15% de la population adulte est obèse. Or l’obésité et le surpoids sont des facteurs démontrés de risque de cancers de l'intestin, du pancréas, de l'œsophage, du sein en particulier après la ménopause, de l'utérus et du rein. Contrôler son poids, c’est donc réduire son risque.
7.     Moins d'alcool : La consommation excessive d’alcool est également connue pour accroître le risque de certains cancers, comme les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, de l'œsophage, de cancer colorectal et de cancer du sein. Les femmes ne doivent pas boire régulièrement plus de 2-3 unités d'alcool par jour, les hommes plus de 3-4 unités par jour.
8.     Arrêter de fumer (ou au moins éviter de fumer au réveil) réduit considérablement le risque de développer un cancer et il n'est jamais trop tard pour cesser de fumer. Ainsi, arrêter de fumer à 30 ans laisse une espérance de vie similaire à celle des non-fumeurs et arrêter à 50 ans élimine 50% du risque.
Voir, pour le cancer du sein,
9.     Se protéger du soleil ou des U.V. contribue à prévenir le cancer de la peau. Parmi les précautions d’usage,
  • l’utilisation régulière d’un écran solaire avec facteur de protection solaire >15,
  • La surveillance des grains de beauté,
  • Et, en cas de grain de beauté suspect, une consultation chez le dermatologue. 
10.  Enfin, bien connaître son corps permet de mieux le surveiller et de détecter de manière précoce les signes de changement suspects. Des grosseurs inhabituelles ou des saignements inexpliqués doivent amener à consulter.
En conclusion des principes qui paraissent évidents mais qui sont loin d’être toujours respectés

mercredi 19 mars 2014

Poesie , mots

Philippe Jacottet 

"il faut veiller à ne pas laisser les mots courir,car certains auraient vite fait de glisser sur des voies toutes faites"


Joyce Carol Oates

 " apprendre des poèmes par cœur est primordial.Ils entrent au plus profond de votre conscience et nourrissent votre vie"


jeudi 27 février 2014

Delit de Blaspheme

DÉLIT DE BLASPHÈME : ÇA SUFFIT !
Par Michel Seelig
!
Ce mardi 18 février 2014, dans notre belle République indivisible, laïque, démocratique et
sociale, s'ouvre à Strasbourg, devant le tribunal correctionnel, un procès d'un autre âge.
Une association, la Ligue de défense judiciaire des musulmans (sic) assigne en effet
CHARLIE-HEBDO pour BLASPHÈME, pour avoir dans un dessin à sa Une émis cet avis : «
Le Coran c'est de la merde, ça n'arrête pas les balles ».
La même "Ligue" assigne l'hebdomadaire devant le TGI de Paris, cette fois pour «
provocation et incitation à la haine à raison de l'appartenance religieuse ainsi que d'injure ».
Or les jurisprudences récentes ne laissent pas augurer un succès de cette procédure : il y a de
la part de CHARLIE une attaque d'une croyance, pas de personnes physiques.
Il apparaît clairement que les dispositions du Code pénal local d'Alsace et de Moselle sont
ainsi instrumentalisées par des groupes fondamentalistes.
PLUS QUE JAMAIS, CES DISPOSITIONS DOIVENT ÊTRE ABROGÉES !
On trouvera ci-dessous les éléments qui doivent permettre de mener la campagne nécessaire
pour aboutir à ce résultat :
Les articles X et XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 précisent
que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur
manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi » et que « la libre communication
des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut
donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les
cas déterminés par la Loi. » Ce texte fondamental supprimait le DÉLIT DE BLASPHÈME.
Les dispositions de la Loi du 29 juillet 1881 sur la Liberté de la presse ont confirmé cette
suppression du délit qui avait été rétabli sous la Restauration monarchique.
Le Conseil de l’Union Européenne, réuni le 24 juin 2013, a adopté « les orientations de l'UE
relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction ». Ce texte
prévoit notamment que « En tout état de cause, l'UE rappellera, le cas échéant, que le droit à
la liberté de religion ou de conviction, consacré par les normes internationales pertinentes,
n'englobe pas le droit d'avoir une religion ou une conviction qui échappe à la critique ou à la
dérision » et « L’Union Européenne …rappellera à chaque occasion qui s'y prête que les lois
érigeant le blasphème en infraction restreignent la possibilité de s'exprimer sur les
convictions religieuses ou d'une autre nature ».
Ces orientations ont été adoptées afin de promouvoir les Droits de l’Homme dans le cadre de
la politique extérieure de l’Union Européenne. Est-il acceptable qu’elles ne soient pas
appliquées au sein même d’un État de l’Union, en l’occurrence notre pays ?
En effet, les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont toujours soumis
aux dispositions des articles 166 et 167 du Code Pénal local.
L’article 166 prévoit que « Celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement
contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes
chrétiens ou une communauté religieuse…sera puni d’un emprisonnement de trois ans au
plus. » [Traduction Institut du Droit Local] L’article 167, plus spécifique, punit les entraves aux cultes et cérémonies religieuses.
Longtemps, l’article 166 du Code Pénal local n’avait pas trouvé matière à faire l’objet de
procédures judiciaires.
Or, depuis plusieurs mois, des associations fondamentalistes, de diverses confessions
religieuses, ont saisi la justice en utilisant ces textes, notamment l’article 166, avec pour
objectif de limiter gravement la liberté de la presse et de la création artistique.
Quant à l’article 167, il n’apporte pas d’éléments importants différents par rapport aux articles
31 à 33 de la Loi de séparation de 1905 qui répriment les troubles apportés à l’exercice d’un
culte … si ce n’est la lourdeur de la peine maximale encourue (trois ans au lieu de deux mois
assortis d’une amende).
Il convient ici de rappeler que ces deux articles ont été introduits dans les départements du
Rhin et de la Moselle par la seule législation allemande durant l’annexion de 1871 à 1918.
Les diverses dispositions dérogatoires toujours appliquées dans ces départements n’ont pour
seul lien juridique que d’avoir été maintenues après le retour à la France en 1918 ! - C’est
ainsi que les articles du Code Pénal local n’ont aucun lien avec le Concordat et les autres
dispositions régissant le régime des cultes : leur simple lecture permet de constater qu’ils
s’appliquent non seulement aux « cultes reconnus » mais aussi à toute « communauté
religieuse ».
Une lecture attentive du Concordat (des Articles Organiques pour la religion catholique et
ceux pour les religions protestantes, et des divers textes réglementaires ultérieurs visant à
compléter ou adapter les dispositions adoptées sous le Consulat, et aussi des actes décidant la
mise en œuvre de mesures comparables pour le culte israélite) permet de constater que ce
texte (trop souvent déclaré fondateur de toutes les législations et réglementations régissant la
place du religieux dans l’espace public des trois départements) ne comporte aucune référence,
même allusive, au délit de blasphème.
Il faut noter également que le Conseil Constitutionnel, notamment dans sa décision 2012-297
QPC, du 21 février 2013, s’il ne remet pas en cause l’ensemble des régimes dérogatoires en
vigueur dans les trois départements, en rappelle le caractère provisoire.
Enfin, en cette période où les tentatives de rejeter toute rationalité sont légion, il est bon de
citer Pierre Bayle, un des précurseurs des « Lumières françaises », qui affirmait dès la fin du
XVIIè
siècle que « le blasphème n’est scandaleux qu’aux yeux de celui qui vénère la réalité

blasphémée »…

vendredi 24 janvier 2014